Aponévrosite plantaire(épine calcanéenne)

Aponévrosite plantaire ou épine plantaire ou épine calcanéenne

 

Diagnostic

 

Le diagnostic est médical. Il s’agit d’une douleur plantaire, à la partie antérieure et interne du talon, lié à une inflammation de la lame aponévrotique qui s’attache à sur le calcanéum et soutient la forme de l’arche plantaire. Cette inflammation nommée « aponévrosite » survient le plus souvent dans un contexte de surmenage et/ou de prise de poids. Si la douleur est ancienne, elle peut provoquer une excroissance osseuse (épine), parallèle au sol, et donc non conflictuelle avec l’appui. C’est l’inflammation tissulaire qui fait souffrir et non pas l’épine. Celle-ci n’est douloureuse que si elle se fracture.

 

Une autre forme de cette maladie est la déchirure traumatique de l’aponévrose, au cours d’un appui en accélération. Elle est très douloureuse sur le coup, avec une gêne à l’appui qui persiste souvent de 4 à 6 semaines nécessitant des traitements kinésithérapiques locaux actifs. Dans ce cas et si le contexte de traumatisme est flou, une échoghraphie peut être nécessaire pour faire le diagnostic.

Traitement

Le traitement n’est donc pas d’enlever “l’épine”, qui n’est pas la cause de la douleur.

Le traitement de choix est essentiellement médical et fonctionnel (90% de réussite). Le traitement chirurgical n’intervient qu’en cas d’échec du traitement médical bien conduit (10%).

Ce traitement médical qui s’oriente sur trois axes ne peut se faire qu’après un Bilan Orthostatique complet à la Clinique du Sport, nous permettant d’évaluer les conséquences de vos activités et de votre morphologie sur la voute plantaire.

Premier axe, une réorientation des activités physiques et sportives est nécessaire temporairement, avec ajustement du poids, confection de semelles amortissantes ou évidées sous la douleur, adaptées à votre morphologie. Un contrôle avec changement du chaussage est également profitable. Quelques exercices d’étirement de la voute plantaire est efficace au tout début de la douleur. Enfin un ergothérapeute du sport peut aider à retrouver l’équilibre d’appui lors de la pratique sportive.

Deuxième axe, l’infiltration est souvent très efficace sur une courte période afin d’aider au lancement des thérapies de long court, associée à l’application d’anti-inflammatoires locaux (gel, argile).

Troisième axe, le plus important, la Kinésithérapie avec essentiellement la sismothérapie ou ondes de chocs doit être le traitement de choix chez le sportif ou l’actif. Il vise à guérir le tissu malade. Une série de 6 séances à raison d’une tous les 3 à 5 jours, avec un repos à suivre de 6 semaines très important car nécessaire à la cicatrisation des tissus. ce schéma de traitement doit suffire dans la majorité des cas pris tôt.
Il est rare à cet endroit (contrairement au coude ou au tendon rotulien par exemple) d’avoir recours au PRP* (Plasma Riche en Plaquettes) à cause de l‘efficacité de la sismothérapie.

Enfin, la chirurgie, mini-invasive (cicatrice de 5 mm) se fait sous vidéo-chirurgie en ambulatoire avec d’excellents résultats mais nécessite aussi une période de repos sportif  de 6 à 8 semaines.

*Plus d’informations sur le traitement PRP